Les FAP (filtres à particules) ne sont pas parfaits, eux non plus !

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Les FAP (filtres à particules) ne sont pas parfaits, eux non plus !

Les FAP, filtres à particules, retiennent environ 90%, voire 95% des particules produites. Mais ils retiennent essentiellement les particules les plus lourdes, mais pas les plus toxiques. Les particules de combustion carburant les plus nocives pour notre santé sont les particules les plus fines, celles qui entreront très profondément au cœur de notre système respiratoire. Selon des études récentes, un moteur diesel émettrait en moyenne quatre milligrammes de ces particules par kilomètre parcouru. Le kilométrage moyen d’un automobiliste français est d’environ 15000 kilomètres par an. Celui-ci émettrait donc 60 grammes de particules par an. Sur la base de 35 millions de véhicules français, on rejette donc chaque année vers 2100 tonnes de particules.

filtre-particule

Les particules sont ainsi classées :
– PM10 en suspension dans l’air et inférieur en diamètre à dix micromètres ou microns (µm), dont les
– PM2,5 ou particules fines, dont les
– PM1,0 ou particules très fines, dont les
– PM0,1 ou particules ultrafines encore appelées nanoparticules. Du fait de leur taille microscopique absolue, on ne s’intéresse pas encore vraiment à ce type de particules, mais elles pourraient pourtant s’avérer parmi les plus meurtrières. C’est sans doute dans les longs tunnels routiers que l’on en respire le plus.

Les particules renferment des hydrocarbures imbrûlés, des HAP Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques, des dérivés métalliques et minéraux (Sulfates, SO2) et des dérivés oxygénés (acides organiques, éthers, formaldéhyde très cancérigène …).

Ces HAP Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques sont communément considérés comme cancérigènes, et l’EPA Environment Protection Agency aux Etats Unis a identifié seize HAP réputées hautement toxiques : Acénathtylène, Fluorène, Naphtalène, Acénaphtalène, Phénanthrène, Anthracène, Pyrène et Fluoranthène (les teneurs les plus importantes), Chrysène, Benzo(a)anthracène, Benzo(a)pyrène, Benzo(b)fluoranthène, Benzo(j)fluoranthène, Indéno(1,2,3-cd)pi)pyrène, Benzo(ghi)pérylène, Dibenzo(ah)anthracène.
Les particules issues de la combustion des essences sont moins dangereuses.

Les micro-particules en moyenne entre 50 et 100 microns restent globalement en suspension dans l’air que nous respirons. Selon leur taille, leur composition, leur densité et la qualité de l’air ambiant, les particules commencent à se déposer au sol parfois à partir de cinquante microns et plus sûrement de cent microns. Tout mouvement au sol peut les renvoyer temporairement dans l’air que nous respirons : courant d’air naturel (vent) et artificiel (passage d’un véhicule, travaux publics, démolitions …). Les particules les plus grossières retombent au sol assez rapidement, mais plus les particules sont fines, plus elles peuvent voyager dans l’atmosphère. Selon les vents dominants, des populations de régions relativement vierges d’activités polluantes peuvent malgré tout respirer en permanence des particules émises à plusieurs dizaines de kilomètres de là. Dans les ports à passagers (ferries, paquebots) les émissions de particules (mais malheureusement pas seulement celles-là) à partir de la combustion de combustibles fiouls lourds sont ramenées dès leur sortie de cheminée vers les zones urbanisées portuaires et bien au-delà sous les vents dominants, causant des dommages sanitaires connus et enfin pris en compte par les autorités et les compagnies maritimes sérieuses. Le transport routier est également un producteur majeur de particules, surtout fines.

Sur notre santé, les conséquences de la présence de ces particules et leur inhalation par respiration sont très graves : dégradation des fonctions pulmonaires jusqu’au cancer du poumon, altération des fonctions de l’ensemble des voies respiratoires de la bouche et du nez jusqu’aux poumons (asthme par exemple), maladies cardiovasculaires …

Une étude sérieuse annonce qu’environ 350000 décès prématurés seraient dus chaque année aux complications sanitaires causées par les particules en Europe des quinze.

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